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du 16.10.2026 au 06.12.2026

Aurélie Augé rencontre la photographie au cours de ses études en histoire de l’art et en anthropologie. En 2008, elle mène un travail de terrain au Ghana. La photographie devient alors une véritable alliée pour garder en mémoire les émotions vécues au fil de ses pérégrinations.  Depuis, le médium photographique est le moyen d’explorer des thématiques qui lui sont chères. Pratiquant la danse, elle s’intéresse au corps biologique et sensible, et à son rapport aux lieux et à l’espace. S’interroger sur les traces, les empreintes, questionner les paysages, rendre compte de ses textures et aspérités. Impliquée au sein du CAUE de la Manche pendant 9 ans, son approche s’est enrichie de la pluralité des regards portés sur les territoires et de la conscience que chacun d’entre nous, par ses gestes et ses choix, façonne les lieux et en fait partie. Par une approche documentaire, Aurélie Augé cherche à partager une poésie du quotidien, à saisir ce qui s’offre au regard, encourageant l’émerveillement.

La série photographique Manufactures questionne l’engagement des femmes et des hommes rencontrés dans la Manche, leurs choix professionnels, leurs outils, leurs liens au territoire et à ses paysages, ici de manière ténue, là de façon plus évidente.
Manufactures est née d’une réflexion à propos de cette question que l’on pose aux enfants : “Que veux-tu faire quand tu seras grand.e ?”
Bien qu’anodine en apparence, l’interrogation soulève des questions d’ordre sociologique et philosophique en basant ce qui nous définit sur l’action et la place que nous occupons dans la société, comme si le faire prévalait sur l’être.
Après avoir collectionné des portraits de femmes et d’hommes photographiés sur leur lieu de travail dans l’Est de la France, la série s’alimente aujourd’hui de photographies complémentaires visant à documenter plus précisément les métiers mis en lumière, mais aussi les personnalités qui les exercent.
Parvenir à concilier ce que l’on fait et ce que l’on est… s’agirait-il de vivre de sa passion ? Quand les verbes faire et être dialoguent et s’interrogent l’un l’autre, celui d’habiter n’est pas loin.
Texte : Aurélie Augé
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